Un marché qui se retourne au profit des acheteurs et des nouveaux acteurs : le service social du travail

L’histoire économique du XXème siècle constate de nombreuses erreurs stratégiques qui ont parfois conduit des leaders historiques à quasiment disparaitre. L’histoire de Kodak et Nokia va-t-elle se répéter dans le secteur de la prestation en service social du travail ?

En 10 ans, un double mouvement significatif s’est opéré :  

  • De quasi monopolistique en 2000, le marché est devenu concurrentiel au profit de nouveaux acteurs disruptifs, agiles et crédibles.
  • Les acheteurs se replacent dans une dynamique bien plus favorable grâce à l’inversion des rapports de force et la nécessaire optimisation des coûts d’achat de prestation de service.

Traditionnellement, une assistante sociale du travail est facturée jusqu’à 115 000 € TTC à l’entreprise cliente sur la base d’un temps plein. C’est 3,7 fois plus que son salaire annuel qui s’élève en moyenne (hors région parisienne) à 25 000 € nets pour 3/5 ans d’expérience. Nous sommes ici bien loin des faibles taux de marge de la grande distribution pourtant si décriée.

Ce prix de marché élevé, voire prohibitif, est né d’une position quasi monopolistique des acteurs historiques qui n’ont malheureusement pas su en profiter pour se réinventer :

  • Investir massivement dans les nouvelles technologies et les modèles organisationnels hybrides.
  • Affecter leurs marges à davantage d’adaptation aux besoins des entreprises et à la formation de leurs collaborateurs.
  • Générer des économies d’échelles, optimiser leurs schémas managériaux et de back office.
  • Intégrer bien plus d’agilité dans leurs cultures d’entreprises et leurs visions stratégiques.
  • Lutter contre la loi des rendements décroissants par « obésité » des activités annexes et de siège.

En synthèse, ces sociétés (commerciales ou associatives) n’ont pas su écouter ni réagir aux signaux faibles qui sont devenus forts. Il ne s’agit maintenant plus de signaux mais d’une réalité à laquelle vient s’ajouter un turnover croissant du personnel. Pour demeurer compétitifs et dans l’urgence, ces services vont devoir réduire d’un tiers leurs coûts d’organisation interne quand les nouveaux entrants l’ont fait dès leur création. A l’excellence opérationnelle, il va falloir ajouter l’excellence organisationnelle.

Des solutions alternatives crédibles et efficaces existent maintenant et l’enjeu est désormais chez le prestataire plutôt que dans l’entreprise utilisatrice du service. C’est le moment idéal pour les entreprises et les services des achats d’agir pour améliorer leurs positions et de procéder par appel d’offre et par négociation sur l’ensemble du périmètre : tarification, contenu et clauses des contrats, organisation, modalités d’intervention, gestion des missions, reporting, alignement sur la stratégie d’entreprise, engagement sociétal et responsabilité.

Les acheteurs transformeront leurs positions de timides et subies à ambitieuses et volontaristes avec des améliorateurs qui sont raisonnablement estimés à 20% des coûts actuels, sans parler des avancées significatives en matière de promesse client et de service rendu.

Si vous souhaitez discuter de la manière dont ces changements peuvent bénéficier à votre entreprise, n’hésitez pas à nous contacter. Nous ne manquerons pas d’analyser finement les bilans d’activité de votre service social du travail et vous conseiller au mieux sur les modalités de désengagement et la manière de monter votre appel d’offre.

 Ensemble, nous pouvons élaborer une stratégie d’approvisionnement plus efficace, adaptée et équilibrée en lien avec les enjeux actuels.